Comment êtes-vous tombés dans l’univers d’IAM?

 

Cet article n’est pas sponsorisé par la SNCF

Très souvent, je compare toute la carrière d’IAM à un train, et chaque projet est une gare dans laquelle montent de nouvelles personnes et d’autres descendent.

 

En effet, pour plein de gens, IAM ont fait le Mia et L’école du micro d’argent, mais après plus rien, car après cette période, leur musique était beaucoup moins médiatisée que pendant l’âge d’or, la fin des années 1990.

On parle souvent des projets en cours, sur les réseaux 361forum ou sur le groupe Facebook, mais jamais on parle du moment dans lequel nous sommes montés dans le train.

Du coup je pose la question.

Comment avez-vous découvert le groupe? Comment êtes vous devenus Fans?

A quel moment vous vous êtes dit « Mais j’adore cette musique! »

Du coup…

Je vais vous raconter mon expérience personnelle tiens, prenez un café, un thé, ou ce que vous voulez, je vous explique, avec le recul c’est quand même étrange.

Pour parler de ceci, faut que je raconte un peu ma vie, je suis désolé si cela ne vous intéresse pas plus que ca, mais ca à son importance pour l’histoire.

Avant tout, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je ne suis pas de Marseille, je n’y ai même jamais mis les pieds.

Je suis né en 1984, donc croyez bien que pour ce qui est de suivre IAM depuis Concept, c’est un peu mal barré, à 5 ans on est loin de découvrir le rap, on est plus occupé à coller des gommettes dans notre classe de maternelle.

« Mais Monsieur, il est où Freeman? »

 

« …et je m’appelle Lu-Lu »

Je grandis avec des gouts « douteux », les musiques que j’écoute sont celles qu’on entend sur M6, les Spice Girls, Hanson et toute cette daube auditive.

Car oui, la seule émission musicale que je connais, c’est le Hit Machine avec Charly et Lulu.

Mais, quelques-fois je vais chez mon cousin plus vieux, pour jouer a la console et lui a plein de CD.

Des albums de Mickael Jackson, et un album qui à une jaquette magnifique, qui apparemment vient juste de sortir. Nous sommes en 1993 et j’ai 9 ans.

Ombre est lumière.

Mon cousin à 16 ans, il me fait écouter, mais franchement je comprends rien, ca chante pas ca parle fort, je pige rien aux paroles.

En plus j’ai un papa qui à grandi dans le rock alors vous vous doutez bien que le rap, c’est pas un truc habituel à la maison « même si il aime bien MC Solaar » (phrase de daron)

Donc les années passent et je me complais dans mes goûts douteux.

Entrée au collège, puis en cinquième, dans la cour d’école ca ne parle que d’une chose.

Ce qu’il s’est passé la veille au soir sur les ondes de Skyrock, chez Difool.

Moi j’écoute pas la radio, et a l’époque on avait ni portable, y’avait que les gosses de riches qui avaient Internet et la radio c’était mes parents qui décidaient de la station. (Chérie FM toi même tu sais)

Et franchement c’était la puberté. On commençait à avoir des « amoureuses »

(Enfin pas moi parce que moi j’étais un petit gros)

Du coup forcément les hormones tout ca….ca donne envie d’écouter cette émission de radio pour pas passer pour un naze devant les copains le lendemain à la récré de 10H00.

« Et sinon toi, Clarisse, tu as 12 ans et un petit copain. Tu lui as déjà mis un doigt dans les fesses? »

Car oui, l’émission de Difool, pour résumer, c’est des mecs super vieux qui parlent de sexualité avec des gens super jeunes.

Enfin à l’époque c’était clairement ca.

Du coup je demande un poste radio à mes parents qui me l’offrent pour  mon anniversaire.

Donc j’écoute l’émission, chaque soir de 21H à 00H.

Je suis ado, donc débile, et cette équipe me fait rire.

Avec du recul je trouve ca tellement débile…

Mais surtout, là où je remercie cette bande d’abrutis de chez Difool, c’est que le soir ils passaient des morceaux de rap, cette musique qui, à la maison, était jugée comme « agressive et violente ».

Et la c’est le choc. Je prends le train en pleine tronche

Bad boys de Marseille.

Akhenaton. La Fonky Family. Je deviens dingue. Je trouve ca incroyable.

Ce clip.

Le lendemain, je prends mon vélo et je file à la médiathèque pour emprunter les albums.

Ombre est lumière. Métèque et Mat. Il existe un volume unique de Ombre est Lumière! Incroyable!

 

Je rends pas les Cd à temps. Je les rends pas tout court d’ailleurs.

Ca tourne en boucle. Mon père me demande 20 fois par jour de baisser le son.

Mon argent de poche part dans les projets d’IAM antérieurs et dans le rap en général.

Et la arrive l’Ecole du micro d’argent. 

Et plus jamais je n’ai quitté cette musique, qui a fait partie intégrante de mon développement d’ado à adulte, d’adulte à homme plus « mature », et à père de famille (surtout grâce à Revoir un printemps, mais on en parlera une autre fois)

Et ce qui me fait le plus rire, c’est que aujourd’hui, je me dis que si je suis dans ce train IAM depuis maintenant 1996…..c’est grace à Difool et son émission débile.

Merci Difool.

2 Commentaires

    • Bob Wise sur 26 novembre 2021 à 9h31

    La première fois que j’ai entendu IAM c’était avec red, black & green
    Mais moi, a l’époque j’étais guitariste et je n’ai pas scotché dessus même si j’ai été interpellé musicalement car je commençais à composer des chansons.
    Vu l’instrument que je pratiquait j’étais plutôt branché blues, rock, hard-rock même trash parfois!
    Mais comme je suis aussi curieux et éclectique j’écoutais aussi du flamenco, des musiques de films, de la soul et de la funk.
    Puis arrivé le Mia avec ce terrible clip qui me scotche littéralement !!!
    Là, j’achète Ombre est lumière et je l’écoute tout en m’intéressant à un autre courant musical qui pointait son nez : le trip-hop et particulièrement un groupe nommé Portishead.
    Et là je décide de vendre une de les guitare pour m’acheter un sampler pour mélanger mes samples (car déjà a fond dans le vinyle) et mes guitares pour les compos et lors de petit concerts.
    Bref, je deviens beatmaker au moment où IAM sort l’Ecole et même si j’ai fini par arrêté le beatmaking 20 ans plus tard, je n’ai par contre jamais cessé (d’HTDK72KPDP 😂) d’écouter et de suivre IAM, AKH et Imhotep (qui m’a beaucoup inspiré musicalement)
    Voilà pour moi, j’espère ne pas avoir été trop relou!

    • Supporter sur 28 novembre 2021 à 18h35

    J’ai vu et entendu IAM pour la première fois au Ciel mon Mardi spécial rap français, j’avais trouvé leur discours et leur morceau intéressants, sans plus pour l’instant, par la suite j’avais bien aimé Red Black Green et Tam Tam de l’Afrique, j’avais enregistré les clips…..mais la claque c’est en 1993….Non pas le Mia je suis passé à côté, pourtant difficile de passer à côté…..à l’époque t’avais pas de streaming pas de YouTube…..c’est un pote qui travaillait au Virgin Megastorenqui m’avait prêté la cassette…..le volume 1 d’Ombre est lumière,….Le cosmos, J’aurai pu croire, Le 7…..m’ont scotché, je les écoutais en boucle…..IAM j’étais aussi , chaque mot chaque phrase j’y adhérais…. j’enregistre le volume 1 et très vite j’achète le volume 2….le final de l’album Pharaon reviens finit de me convaincre s’il le fallait encore……ces deux cassettes je les ai usées…..à partir de là on peut dire que je suis fan….je suis leurs interview , leurs passages télé….Iam représente je le sens représenter….iam comme un haut parleur….ce qui cimentera encore plus ma  »passion » c’est l’album métèque et mat….mon disque de chevet pendant longtemps…..la biographie audio de chill je pourrais le réciter par coeur….la dimension mystique…..le côté introspectif m’ont subjugué….des titres comme Dirigé vers l’Est , je Combats avec les démons, Prométhée, c’était des ovni…..je suis passé définitivement du côté Obscur….et 26 ans après toujours là….

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